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VALSE AU COEUR DES SENTIMENTS…

20 août 2008
peintures de danse (suite)

version 1: 20080820, 23H45

Il y a chez Renoir, et souvent chez les peintres des « rondes » (Rubens,…), une sensualité saine, gourmande, qu’on ne trouve pas, ou moins, ou de manière moins évidente, chez les autres. On aime ou non, les femmes pulpeuses, enrobées, et je suis moi-même un amateur moyen, préférant plus de finesse, pourtant, elles font envie, elles sont appétissantes, et comme le dit le dicton, mieux vaut faire envie que pitié… Pour une foule de raisons j’aime Schiele et Klimt, mais hélas on ne peut pas dire que leurs modèles, en général, fassent envie, soient appétissantes… Quelle Fête, quel Jeu, quelle joie de vivre, quel bonheur chez Renoir!
Mouvements dansants, à peine perceptible, empressement du cavalier, abandon/résistance de la belle, l’Amour danse, tourne ses manèges, tourne les coeurs, tournent les têtes, valse excitation, valse hésitation, tournent les girouettes, tanguent les sentiments, mais comme c’est bon de serrer l’Autre, pour qui on a un doux penchant (putain, ça penche !… merci Alain S.), et de le/la sentir se serrer, se blottir, se lover, se laisser porter, emporter, glisser, entrainer, enlever, virevolter…
C’est si bon… Ah! comme c’est bon, …, quand on L’a trouvé…
La tête, et le coeur à l’envers, et peut-être même ce billet ?…;-)
visuels: Renoir – Danse campagnarde (g) – Danse à Bougival (d)
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13 commentaires
  1. Ce n’ est pas tant les ( relatives) rondeurs qui gènent peut-être que l’ expression candide de l’ une et béate de l’autre qui ne sont pas tout à fait l’idéal de la vraie joie et de l’ émotion la plus intense, quant à la danse elle semble empruntée, les hommes godiches (my god)et l’ ensemble apparaît comme une fête campagnarde archaïque…En fait il faudrait une génération de jeunes peintres pour moderniser le mouvement et gommer l’ expression pour mieux la suggérer, avec le même talent pour fixer l’ instant dans un symbole.Au fait, danser la tête en bas avec une grosse, pour peu qu’ elle ait une imposante pointure, ce ne doit pas être le pied:-)

  2. La candeur et la béatitude attitude ne sont elles pas le signe de l’Aaaaamouuuur…? Flûte alors! Danse empruntée? A quel taux, à quel Toto? Et tous ces hommes godiches où vont ils se fourrer? Voilà en effet des questions qui ébranlent nos fondements! Heureusement qu’il nous reste quelques « fêtes campagnardes archaiques »!…;-) // joker pour les jeunes peintres… des noms, des noms!?// la tête en bas, en tête à queue peut-être? entre les seins d’une grosse, comme chantait le grand Jacques? m’en voilà tout retourné, la tête comme une pastèque, pas là, pas là, pas la tête dans le cul… Et les joues comme des cymbales… entre ses genoux? joujou? Il bout, c’est chouette!C’est la danse des hulottes sans culottes? … etc, etc, etc…(à suivre, d’un bon pied…;-D)

  3. Dur le com Adonis…La peinture de Renoir est pleine de sensualité de tranparences et vibre de mille couleurs…La danseuse rose est pleine de retenue, troublée par son chevalier servant qui la dévore des yeux… On imagine bien les envies et ardeurs qui agitent ces deux là… rien n’est dit : on le chuchote, on le devine…bonne soirée !

  4. C’est malin de se payer la tête d’ autrui(e)à un taux compétitif qui peut coûter la peau des fesses!je ne suis ni ébranlée ni convaincue dans mes fonds déments…ces personnages sont lourds et gauches comme des personnages de Maupassant, parfois le réalisme est une innocente dénonciation.je m’ entête ou qu’ elle soit et dans quel sens…

  5. à rénica:C’est aussi ainsi que j’ai perçu ces deux tableaux, moi qui ne suis pas un inconditionnel fervent de Renoir. J’y ai trouvé là ce mélange d’élan et de retenue qu’un couple dansant peut ressentir, et que l’artiste le restituait et transmettait avec finesse et subtilité…sans la mièvrerie qui le caractérise parfois… Mais on peut aussi être hermétique à ces manières… :-)Merci pour la visite

  6. à adonis:plaisanterie à l’écart pour éviter les malentendus, je ne trouve pas ces personnages si lourds, même s’ils ne collent pas à notre époque de défilés de tringles anorexiques. On ressent bien un air de fête en plein air, légère et fluide, peut-être à la terrasse d’un ancien moulin devenu auberge ou guinguette, à l’abri d’une rafraichissante verdure, sans caricature ni prise de tête…Je suis persuadé que ta finesse peux aussi apprécier celà…;-)

  7. j’admets mon erreur, chère Rénica , sur le trouble suggéré de la jeune fille en rose , mais persiste sur le contraste entre sa tenue endimanchée et le peu d’élégance du cavalier qui empêche mon émotion personnelle, merci en tout cas d’ avoir accordé de l’ importance à cette polémique de salon.

  8. A Vangauguin, force m’ est de reconnaître que l’ on ne regarde pas un tableau comme on décortique un poème et que c’ est affaire de spécialistes,mille excuses pour ce jugement hâtif,et que Renoir me pardonne si je n’ entre pas dans cette danse…

  9. Je préfère la peinture de droite. Plus vivante dans son mouvement de danse, la femme au regard baissé, empli de promesse timide ou osée et de retenue feinte ou réelle se laisse néanmoins entraîner et regarder par l’homme chapeauté. Plus vivante également par les convives en arrière-plan badinant ! J’aime beaucoup aussi « le déjeuner sur l’herbe » qui trône dans mon salon !

  10. a adonis:A ce que je vois tu fais « amante honorable »… Laisse donc ce cavalier au paddock…;-) et lache les rênes de ton émotion… Laisse allez, c’est une valse po pu lai re, pas de spécialistes ici, ni besoin d’excuse et de pardon là dedans… Tu danses?

  11. ah, enfin,j’étais en train de m’aigrir à faire tapisserie,si tu m’ invites à guincher Renoir se nimbe d’ un nuage rose!

  12. A Adonis :Pas de polémique, pas de spécialiste…Je ne suis pas spécialement fan de Renoir non plus même si son talent est incontestable. C’est vrai que l’homme est mal « fagotté » et la jeune femme empruntée…Je les imagine tous deux d’un milieu modeste et endimanchés pour l’occasion…c’est gauche et touchant. Mais c’est la façon dont c’est peint qui importe pas le sujet, et surtout ce que chacun peut ressentir devant une toile. C’est devant devant Soutine que j’ai connu mes plus grand frissons et vous ?A Vangaughin : La peinture c’est comme la cuisine : après les ingrédients de base, il est bon de laisser courir son imagination, par petites touches et pincées posées par ci par là, laisser reposer , mijoter doucement..gouter, saler encore si nécéssaire…Bon et si tu ne « sortais » plus d’étiquette…? on s’en fout un peu des étiquettes non ? bonne journée !

  13. nath: Déjeuner sur l’herbe dans le salon? Tu as posé de la moquette gazon? …adonis: Ca va tanguer sous les moulins! tango, valse, java, mazurka, ou tektonik :-)… on s’en balance!…renica: mes frissons en peinture, entre autres avec Gustave Moreau, Hundertwasser, Ferdinand Hodler, Delacroix, Kandinsky, et sans doute quelques autres que j’oublie (mais ni Van Gogh, ni Gauguin, hélas) sans doute parce que j’ai vu dans la réalité, pas seulement dans les livres, nombre de leurs grands tableaux.C’est vrai que les étiquettes, parfois elles aident à se repérer, et parfois elles figent… :-)bonne continuation!

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