Skip to content

CHANT D’AMOUR PLUTOT PHYSIQUE OU PLUTOT METAPHYSIQUE?

21 mars 2008

peintures d’Amour (suite)

Peinture « métaphysique » ou « méga-toc » ? La peinture de Chirico nous laisse un peu éblouis ou/et beaucoup perplexes, particulièrement dans ce tableau, « Chant d’amour », un de ses premiers. Passionnément indifférents ? Rarement.

Pas mon tableau préféré de Chirico, mais celui-ci annonçant parler d’amour, est censé être plus ou moins dans le sujet, alors…

Un tableau qui colle, juxtapose des éléments semblant n’avoir à priori rien à voir ensemble (prémisse des collages surréalistes ?). Et, à postériori guère plus, pourtant il ne s’en dégage pas « rien », plutôt une sorte de « mystère », comme une absence, une attente, une énigme à résoudre… que son titre n’aide pas vraiment à solutionner, au contraire… Est ce le but de l’affaire? On a hélas aussi un peu l’impression d’un fourre tout, y compris dans ce titre, au risque d’être la porte ouverte à n’importe quoi dans la figuration, et n’importe quoi dans l’intitulation…ce qui n’arrêtera pas certains plus tard (chez Dada, chez les surréalistes, ou plus récemment encore), au nom du jeu, au nom de la « mort de l’Art», ou de l’opportunité économique…Problèmes, entre autres, de la « Représentation », de l’authenticité, et de l’émotion…

Peut-être suffirait-il d’un indice, d’une référence, qui a été oublié, occulté, délibérément ou non, pour que tout s’éclaire éventuellement ?

Pourtant, quelque chose se passe, un effet graphique (et autre, psychique?) est là, sinon de fascination, du moins d’attraction du regard, d’interrogation, voire de séduction.

CHIRICO, peintre sans prédécesseurs (certains symbolistes ? Bocklin ? certains romantiques, Friedrich ?…), sans successeurs… (à part peut-être Magritte, qui ne niait pas une forme de filiation, et que « Le chant d’amour » inspirait _enchantait?_).

Pour un des premiers tableaux de Chirico, déjà certains éléments qui deviendront incontournables dans ses œuvres typiques (pas les copies-imitations de maitres classiques qu’il réalisa plus tard): perspectives de colonnes totalement fausses, longues ombres portées sombres comme de soleil couchant, mur de briques, locomotive à vapeur, copie de buste de sculpture antique… Absence d’êtres vivants, seulement des traces détournées, des indices, dans une sorte de ville-fantôme…!

Et même si la suite et la fin de l’aventure artistique de Chirico n’est pas brillante, où il ne fit quasiment que re-copier, soit les maitres anciens, soit ses premières œuvres (peut-on être un éternel « précurseur », « novateur »?), rappellons nous Rimbaud, et d’autres poètes et créateurs à l’inspiration aussi fulgurante qu’éphémère, n’oublions pas qu’il précéda et influença Dada et surtout les surréalistes qui s’y sourcèrent, s’y reférèrent longtemps, longuement… Bon, et l’amour dans tout ça?…

visuel: Chirico – Chant d’Amour

……
……
Publicités

From → Non classé

One Comment
  1. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :