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ALLEZ, M’SIEUR BACCHUS, UN P’TIT DERNIER, "POUR LA ROUTE"!

8 janvier 2008

Modération ? Quelle modération ?

La fête (suite), la fête encore, la fête toujours ! («fête pas chier ! »… désolé, j’ai pas pu m’empêcher…)

Les représentations de bacchanales insistent souvent sur l’un ou l’autre aspect de ce type de fêtes : soit l’aspect beuverie « Il est des nô-ô-tres… », soit l’aspect érotique « Plus près de toi mon Pieu… ». Rares sont les tableaux qui mixent et représentent explicitement les deux.

Chez Siemiradzki (aussi graphié Semiradsky), c’est l’aspect fête arrosée qui l’emporte, du moins dans ce tableau (c’est pas un polonais pour rien… ;-D).

Une vision de bacchanale inhabituelle cependant, par de multiples aspects :

1/ le lieu de la scène, espace étroit d’un modeste sentier caillouteux cahoteux, au détour d’une colline, rien de bien « classe », ni « grandiose », ni « divin », limite coupe-gorge…,
2/ l’heure obscure de l’action (début ou fin de nuit, crépuscule ou aurore, la fête commence-t-elle ? finit-elle ? à moins que ce ne soit une fête sans fin (sans faim ?)) et l’éclairage, entre chien et loup, vaguement intriguant, qui en découle,
3/ la vue panoramique, presque « grand-angle » de la figuration, et tout à la fois rapprochée, cadrée en plan serré : proximité du peintre (donc des spectateurs) de la scène, qui nous inclut dans l’action, alors qu’ en général, ces scènes sont éloignées hors du cercle de l’espace intime du spectateur, induisant un recul, un écart, une distanciation ; pas ici.

Le tableau en apparait à la fois troublant, mystérieux, et en même temps, bien attirant, invitant à se joindre à la joyeuse troupe, dont la proximité suggérée nous rend quasiment déjà « complice ». On a presque envie de tendre sa coupe, et se faire servir « une goutte, pas plus… »…

Côté références plus célèbres en Europe de l’Ouest, on pense notamment à certains symbolistes tels qu’Alma-Tadema, pour son côté antique-réaliste (plutôt que Burne-Jones ou Rossetti, plus « stylisé », « idéalisant »), ou Gustave Moreau faisant du Courbet (à moins que ce ne soit l’inverse…;-D). Mais, on est bien, ici, dans une représentation réaliste, quasi photographique, d’une scène mythique. Ni caricature, ni idéalisation. On pourrait presque sentir l’haleine et entendre les chants des fêtards.

Et c’est qui qui conduit l’âne pour rentrer ?(En tout cas, avec un âne, ‘risquent pas l’excès de vitesse, déjà qu’avec une deux-ch’… ;-D)
visuel: Siemiradzki – Bacchanalia

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http://www.abcgallery.com/S/semiradsky/semiradsky.html

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